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URBINO
Adjugé 36 000 € le 4 juin 2004 - Hôtel Drouot - Etude PIASA

Adjugé 36.000,00 euros

URBINO
Gourde munie de deux anses en relief en forme de tête de satyre à décor a istoriato sur une face de Neptune secourant Ino, l’autre face est décorée de l’arrivée d’Ulysse sur l’île de Phéacie.

Atelier de Fontana.

Vers 1545-1550.

Haut. : 30,5 cm, larg. 23 cm.

Ino, fille de Cadmus et d’Harmonie, et sœur de Sémélé mère de Bacchus, épousa Athamas, roi de Thèbes, en secondes noces, dont elle eut deux fils, Léarque et Mélicerte. Elle traita en vraie marâtre les enfants qu’Athamas avait eu de Néphélé, sa première femme, et chercha à les faire périr, parce que, par le droit de progéniture, ils devaient succéder à leur père, à l’exclusion des enfants du second lit. Thèbes étant désolée par une cruelle famine, elle fit dire par les oracles que, pour faire cesser sa désolation, il fallait immoler Hellé et Phryxus, enfants de Néphélé. Ceux-ci évitèrent par une prompte fuite le sacrifice dont ils devaient être les victimes.


De son côté, Athamas, ayant découvert les cruels artifices de sa femme, fut si transporté de colère contre elle, qu’il écrasa contre un mur le petit Léarque, un de ses fils, et poursuivit Ino jusqu’à la mer, où elle se précipita depuis un rocher. Mais Neptune la sauva et la reçut avec son fils Mélicerte au nombre des divinités de son empire, la mère sous le nom de Leucothéa, le fils sous celui de Palémon. Les scènes sur les deux faces des gourdes d’Urbino ont généralement un lien iconographique. La seconde scène sur notre gourde pourrait représenter l’arrivée d’Ulysse sur l’île de Phéacie. Neptune aperçu Ulysse sur un radeau voguant vers l’île de Phéacie et déclencha alors une tempête disloquant l’embarcation. Ino, devenue Leucothéa, sortit de l’eau et donna à Ulysse un voile magique à tendre sur sa poitrine pour lui permettre de nager jusqu’en Phéacie. Il fut recueilli sur l’île où il raconta ses aventures. Pour un modèle de forme similaire, voir par exemple la gourde de l’ancienne collection Salomon de Rothschild conservée au musée du Louvre (J. Giacomotti : Catalogue des Majoliques des Musées nationaux, Paris, 1974, n° 1006, p. 328).

 

 

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