Résultats des ventes

Sèvres
Résutlat : 23.000 euros - Etude Pescheteau-Badin, Hôtel Drouot, 21 juin 2011.

Résultat : 23.000 euros

Sèvres

Grande coupe sur pied dite Vase Coupe à pans Leloy ou Coupe à côtes Leloy reposant sur un pied à motifs d’arcades ajourées, la partie inférieure de la coupe à feuilles d’acanthe en relief à fond or et cabochons et feuilles d’eau en relief à fond platine. Elle est décorée de douze panneaux ornés de gibier, poissons, tortues, crustacés, coquillages, corail, légumes, fruits et fleurs cernés de filet or sur fond brun, l’intérieur décoré en or d’une frise de grecques et entrelacs, le pied à décor polychrome d’une frise de feuilles de laurier sur fond brun. Base carrée en bronze doré.
La peinture par Jean Charles Develly, la frise de grecques réalisée par Legros d’Anizy, la dorure par J. Richard.
Epoque Louis Philippe, année 1843.
H. 29,6 cm, L. 39,4 cm.
Fractures anciennes et les pommes de pin sur le bord supérieur manquantes.



Notre coupe apparait sur la feuille d’appréciation n° 31 du 6 juin 1843. Elle est réalisée de mars à mai 1843.
Jean-Charles Develly reçoit 720 francs pour la peinture de cette coupe dont le prix de fabrication atteint 1267,60 francs et le prix de vente fixé à 1400 francs.

Leloy reçoit 110 francs en juillet 1840 pour un premier projet de dessin de la pendule des repas antiques et des coupes. Un dessin de la forme de la coupe avec l’inscription Coupe cassolette Leloy 22 juillet 1841 est conservé aux archives de la manufacture de Sèvres, Cité de la Céramique.

Le Roi louis Philippe commande le 25 janvier 1841 deux coupes de cette forme, de décor similaire également peintes par Develly pour aller avec la pendule des Repas antiques. Seule la forme du pied diffère.
La pendule, dessinée par Percier et les deux coupes sont exposées au Palais du Louvre le 1er Mai 1842 (Notice de quelques-une des pièces qui entrent dans l’Exposition des Manufactures Royales au Palais du Louvre, 1842, n° 10 et 17) puis entrent en décembre 1842 au Palais de Saint-Cloud et sont disposées toutes les trois sur la cheminée de la salle à manger du Roi.

Les coupes sont aujourd’hui conservées au château de Fontainebleau et reproduites par Bernard Chevallier, Les Sèvres de Fontainebleau, n° 78, pp. 114-115.

Une autre coupe à côtes Leloy décorée de fleurs, datée de 1865, livrée au service du Mobilier national puis à l’Impératrice Eugénie pour sa résidence personnelle à Biarritz, est aujourd’hui conservée au musée national du Château de Compiègne et reproduite par Brigitte Ducrot, Porcelaines et Terres de Sèvres, n° 222, p. 282.


 

 

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